Parler de musique est un exercice qui peut se révéler difficile par moments. Il est aisé de raconter des histoires sur un groupe ou un chanteur. Par contre, la tâche devient plus ardue quand il s’agit de rendre le discours intéressant. La même remarque vaut pour les interviews. Certaines sont plus faciles à mener que d’autres.
Je ne suis plus un habitué des nuits parisiennes voire européennes. Quand j’avais 20 ans, j’adorais traîner en boîte de nuit. Les DJs passaient de la musique que l’on trouvait facilement chez les disquaires. C’est dans les endroits les plus selects que les maîtres de cérémonie composaient des mix absolument hallucinants. Pour les trouver, il fallait se procurer des enregistrements pirates car très peu de labels osaient les sortir. De ce fait, la banalisation de DJs comme Martin Solveig montre à quel point l’industrie du disque a changé. Une chanson comme “If You Tell Me More” n’aurait jamais été pressée sur un CD à de nombreux exemplaires il y a 15 ans. Mais comme souvent, les discothèques ont une réelle influence sur ce que les veulent entendre dans leur vie de tous les jours.
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6ko
Posted by 6ko at 09:42 AM.
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Quand on est derrière des platines, la pression est aussi forte que si l’on est sur scène car le public est proche. En ce début de 21ème siècle, les DJs sont les maîtres de cérémonie de la musique. Ils posent les tendances, influencent les acheteurs et donc, une frange des artistes qui composent pour les pistes de danse.
Ce qui marque, dès la première écoute de “Hedonist”, est la volonté de varier les plaisirs de la part de Martin Solveig. Même s’il y a toujours une boîte à rythme en permanence sur tous les morceaux, on ne danse pas de la même façon d’un morceau sur l’autre. C’est ce qui rend l’album assez agréable à écouter. A l’instar de pairs DJs de haut vol, Martin Solveig ne réussit pas à créer un son que l’on reconnaîtrait par milliers. C’est le problème de cette musique assemblée par les maîtres de la nuit. La créativité ne repose pas sur les mêmes bases que les artistes traditionnels. Elle est plus fragile, plus éphémère mais aussi consistante car l’objectif est de donner du plaisir au public. A l’écoute de “Something Better”, on n’a qu’une seule envie : se perdre sur les pistes de danse. Avec raison d’ailleurs, car ce que l’on doit reconnaître à la génération de DJs comme Martin Solveig, est de savoir faire bouger une foule sur place, dans un espace réduit ou dans des enceintes plus importantes.
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Posted by 6ko at 08:05 AM.
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L’avènement des DJs comme personnages à part entière dans l’élaboration de la musique est aussi vieux que l’histoire. Ils sont les premiers pourvoyeurs des œuvres des artistes, des revendeurs de premier ordre. Et dans la traversée du désert de la musique, leurs recommandations sont tellement écoutées qu’on leur permet d’enregistrer des albums.
Je crois que c’est une station radio française qui en fait la publicité. On y voit David Guetta, Bob Sinclar et Martin Solveig en héros de la musique moderne. C’est quelque part, les DJs de la nouvelle vague rassurent les maisons de disques car dans leur travail au quotidien, ils sont au contact d’un public captif. Martin Solveig fait partie de cette génération de personnes talentueuses qui sentent la musique et la façon dont les gens veulent l’écouter. “Hedonist”, qui est sorti cette année, est son quatrième album. C’est pour moi celui de la maturité car les sonorités sont mieux maîtrisées. “Everybody” n’est pas un morceau nouveau car il apparaît déjà sur la compilation “Shapeshifters Pres. House Grooves” sorti en 2006. Mais comme souvent, avec les morceaux remixés par les DJs, il faut un certain temps avant de les voir sur des albums personnels. Ils n’ont pas le même mode de conception d’un album que les chanteurs et groupes traditionnels mais quelque part, c’est une écriture qu’il faut respecter.
Bonne semaine,
6ko
Posted by 6ko at 06:17 AM.
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Le plus difficile pour une personne qui vient d’enregistrer un album ou met en place une compilation est de déterminer le morceau de clôture. C’est une œuvre complète qui raconte une histoire, avec donc un début un milieu et une fin. Son bon déroulement dépend du respect de l’équilibre entre les trois temps précédemment cités.
Ce n’est pas la première fois que je consacre une semaine de chroniques à Mick Jagger. La qualité de ses albums solos fait que j’éprouve un profond respect pour ce qu’il entreprend en dehors du contexte convenu de The Rolling Stones. Vu son âge, je ne sais pas s’il se lancera encore dans un projet personnel. Mais on ne sait jamais, ce chanteur aime surprendre. Le morceau que je recommande aujourd’hui est “Joy”, qui figure dans “The Very Best Of” et qui est issu de l’album “Goddess In The Doorway”. Je me souviens d’un documentaire sur son enregistrement et j’ai découvert la participation de Bono, le chanteur de U2. C’est l’un des grands moments de la compilation qui en comporte de nombreux. Pour ceux qui n’ont jamais voulu se pencher sur la carrière solo de Mick Jagger, “The Very Best Of” est un excellent moyen de se rattraper même si la qualité de ses albums va en grandissant.
Bon week-end,
6ko
Chanter ou jouer en duo n’est pas un exercice facile. Il faut trouver la bonne alchimie, le bon ton, bref, trouver le bon partenaire. Certains passent leur vie à attendre la bonne occasion, comme en amour. D’autres la trouvent tout de suite. Si certains duos sont mieux réussis que d’autres, c’est qu’ils ont un supplément d’âme.
Quand en 1985 j’ai entendu dire que David Bowie et Mick Jagger allaient chanter ensemble le temps d’un single, je n’en ai pas cru mes oreilles. Ces deux légendes, sur lesquelles tant de choses ont été écrites, étaient enfin réunies pour le bonheur de leurs fans. Si la fin des années soixante appartenait à Mick Jagger et The Rolling Stones, David Bowie allait marquer de son empreinte la musique au début de la décennie suivante dans son style caméléon très caractéristique. Qu’importe la chanson, le plus important, pour certains, était de les voir ensemble. “Dancing In The Streets” est une chanson composée à l’origine par, entre autres, Marvin Gaye pour Martha And The Vandellas, un groupe célèbre de la Motown. Elle fut interprétée pour la première fois en 1964. Pour les besoins du Live Aid, célèbre concert de charité pour la faim en Ethiopie, David Bowie et Mick Jagger ont repris la chanson. Ce qu’il y a d’intéressant sur “The Very Best Of” est que sur le DVD qui accompagne le CD figure le clip vidéo. Je ne l’avais pas revu depuis des années et mises à part les tenues vestimentaires des deux chanteurs, il n’a pas pris une ride.
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6ko
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