Quand on évoque la douceur, je pense souvent au caractère tactile des choses. Mais dans la musique, il y a cette variation de sens qui enrichit la notion. On est proche de la tendresse, ce qui est un sentiment que la musique connaît très bien.
“In the begining, when life was simple… “. C’est comme ça que Mick Jagger démarre “Sweet Thing”, extrait de “Wandering Spirit”. C’est un morceau qui, comme beaucoup d’autres, possède une sonorité particulière et qui se reconnaît d’entrée. Le refrain est saisissant et le chanteur y met tout son cœur. Comme beaucoup de chansons de Mick Jagger, je reste en admiration devant la maîtrise musicale et la différence notoire avec The Rolling Stones. Je connais des fans de ces derniers qui n’ont jamais été emballés par la carrière solo du leader du groupe. Dommage car elle mérite que l’on s’y penche dessus. En tout cas, ce qu’il y a d’intéressant avec “The Very Best Of” est que toute la carrière de l’artiste est balayée dans le bon sens du terme. C’est un vrai régal et je vous invite à l’acheter.
A+
6ko
Je ne sais pas pourquoi les chanteurs et les groupes adorent travailler la nuit. Le soleil finit toujours par se lever et cette attraction pour la période où le monde est censé dormir me fascine. C’est comme si le jour empêchait la créativité de s’exprimer dans toute sa latitude.
“She’s The Boss” est le premier album solo de Mick Jagger. Je devais être au lycée quand il est sorti. N’étant pas de la génération de The Rolling Stones (ce qui ne veut pas dire que je ne les écoute pas), j’ai accueilli cet album avec une certaine curiosité. En effet, comment allait-il “vivre” sans Keith Richards à ses côtés ? Le résultat est intéressant si l’on oublie sa carrière maîtresse. “Just Another Night” est un morceau qui pour moi n’a pas d’âge. Je l’écoute avec la même envie qu’au moment de sa sortie. Et pourtant, comme me le disait un proche récemment, il est vraiment difficile de voir Mick Jagger faire autre chose que du The Rolling Stones. C’est oublier qu’il est un excellent auteur compositeur et qu’il choisit bien ses producteurs. Il connaît bien ses limites pour les avoir franchies trop souvent.
A+
6ko
Un artiste qui réussit est généralement un artiste qui se cantonne à ce que l’on sait qu’il sait faire. S’aventurer dans d’autres domaines est souvent très hasardeux pour ne pas dire dangereux. Par exemple, certains chanteurs se sont essayés au cinéma avec des résultats plus que mitigés.
Quand on s’appelle Mick Jagger et que l’on a co-écrit l’intégralité du répertoire de The Rolling Stones, que peut-on espérer encore de la musique ? J’ai envie de dire tout car une fois un disque sorti et une tournée achevée, le plus difficile commence. Mick Jagger aurait pu se confiner à son rôle chez les Stones et ne pas prendre le risque de se lancer dans une carrière solo. Je parle bien de risque car très peu de chanteurs de groupes à succès l’ont fait en parallèle. Mais Sir Mick (eh oui, il a été anobli) a bien tenté des choses tout seul avec plus ou moins de succès. Le mois dernier, son “Very Best Of” est sorti et cela me donne l’occasion de revenir sur quelques-uns des morceaux qui m’ont le plus marqué. Sans conteste, le premier est “God Gave Me Everything”, produit par Lenny Kravitz. C’est de l’énergie à l’état brut, quelque chose que l’on veut revendre. Mais cette chanson démontre aussi que pour réussir, il faut savoir aller chercher les talents là où ils sont.
Bonne semaine,
6ko
Posted by 6ko at 12:49 AM.
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Rares sont les artistes qui peuvent encore étonner aujourd’hui. Quand on écoute les vieilles gloires, c’est généralement avec un caractère nostalgique. Et quand c’est la nouvelle génération, c’est pour essayer de se projeter dans quelque chose que l’on maîtrise mal : le présent ou le futur. Mais c’est le propre de la musique que de nous bousculer quand on ne s’y attend pas.
Pour ceux qui ont lu les chroniques de cette semaine, je suis ravi d’avoir pu partager cette découverte qu’est Hocus Pocus. De nombreux artistes sortent de nouveaux albums tous les jours, mais le temps fait souvent défaut pour tous les apprécier. Par moments, on ressent une bonne vibration, un groupe dont la musique ensorcelle au point de rendre complètement accro. C’est un peu ce qui s’est produit avec “Place 54” d’Hocus Pocus. J’aurais aimé pouvoir présenter tous les titres de l’album mais l’exercice auquel je me prête ne m’en autorise que 5. Alors, pour terminer, j’ai choisi “Normal”, qui est d’une simplicité rare. Les paroles sont toujours très justes et incitent à la réflexion. La dimension poétique n’est pas nouvelle dans le hip-hop mais quand elle est de qualité, elle mérite d’être rappelée.
Bon week-end,
6ko
A l’exception des artistes confirmés, la scène musicale actuelle manque d’audace. La faute est souvent attribuée aux maisons de disques qui ne cherchent qu’à faire des coups marketing. Mais la responsabilité des jeunes artistes est aussi engagée car ils n’imposent pas assez leur point de vue à ceux qui les rémunèrent.
En écoutant les différents morceaux de “Place 54”, on baigne dans un océan de fraîcheur et donc de créativité. Ce que je trouve intéressant est que le groupe soit aussi sur de sa force, avec une musique aussi riche et des textes aussi engagés par moments. Les thèmes et les histoires sont très variés et ce, depuis “73 Touches”. Aujourd’hui, j’ai envie de recommander l’écoute de “Recyclé” car ce morceau se place dans la tradition de ceux qui sont faits pour la scène. Il déborde d’énergie et frappe tellement fort que l’on a du mal à se relever. Je continue de penser que “Place 54” est l’une des bonnes surprises de cette fin d’année très riche en sorties. Je ne suis par contre pas sûr que le groupe fasse carrière à l’international.
A+
6ko
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