Après “Thriller”, tout le monde pensa que Quincy Jones éprouverait le besoin de souffler. Mais c’est sans connaître la boulimie du producteur toujours à la recherche d’artistes pour démontrer ses talents de fabrication de son…
James Ingram n’était pas un inconnu pour Quincy Jones puisqu’il avait posé sa voix sur quelques chansons de l’album “The Dude”. Alors dans la foulée de “Thriller”, Quincy Jones produit l’album “It’s Your Night” dont est extrait le morceau “Yah Mo Be There”, chanté en duo avec Malcom McDonald, un artiste qui a fait les choeurs sur le “State Of Independence” de Donna Summer. En d’autres termes, il s’agit preque d’une histoire de famille pour Quincy Jones à l’époque : gravitent autour de lui une série d’artistes en quête d’une chanson, d’un album portant la signature du maître. Pour l’histoire, James Ingram a co-écrit “P.Y.T.” sur l’album “Thriller” de Michael Jackson.
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Posted by 6ko at 03:05 AM.
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Giorgio Moroder est le producteur qui a façonné Donna Summer pendant sa période disco. Au moment où celle-ci atteignait son crépuscule, de nombreux artistes se mirent à chercher des voies pour perdurer car l’âge d’or du disco était bel et bien fini. Pour Donna Summer, le salut vint de sa rencontre avec Quincy Jones…
L’album s’intitule “Donna Summer”. J’avais 12 ans quand il est sorti et de ce que je me souviens, il fit l’effet d’une bombe. Tout d’abord personne ne croyait en la résurrection de Donna Summer. Ensuite, le son de ce disque était si différent de ce que l’on entendait dans le milieu de la musique “dance” que l’on s’obligeait à l’écouter plusieurs fois. Ce n’est que quelques années plus tard, quand j’ai acheté le vinyl puis le CD que j’ai compris le pourquoi de la qualité de l’oeuvre : les musiciens de studio étaient quasiment les mêmes que pour Michael Jackson, le son Quincy Jones était très efficace et un certain Bruce Springsteen avait écrit pour la reine du disco. Des différentes chansons qui composent l’album, j’ai choisi “State Of Independence” car tout ce qui se fait de mieux dans les voix soul de l’époque se retrouve dans les choeurs de cette chanson dirigée d’une main de maître par Quincy Jones.
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Posted by 6ko at 03:42 AM.
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Après deux albums signés de sa propre main, je vais revenir sur les productions Quincy Jones pour d’autres artistes. Le premier d’entre-eux, et le plus connu, est Michael Jackson. Quincy Jones a produit trois albums pour lui, dont son premier solo, “Off The Wall”. Les deux autres furent “Thriller” et “Bad”. Mais je reste sur le premier car en l’écoutant, on sent que Quincy Jones pose les bases d’une riche collaboration…
“Off The Wall” est peut-être le meilleur album solo de Michael Jackson du point de vue musical. Même si “Thriller” reste l’album le plus vendu (merci les vidéos clips et les collaborations avec des pointures telles que John Landis ou Eddie Van Halen), “Off The Wall” est l’éclat du travail de producteur de Quincy Jones sur le diamant Michael Jackson. Pour comprendre le travail réalisé sur cet album, mais aussi sur les deux autres, il suffit de savoir que ce sont quasiment les mêmes musiciens de studio de studio qui ont travaillé sur les trois albums, le même mixer (Bruce Sweiden) et à la direction, Quincy Jones. Michael Jackson n’est pas encore sûr de son talent sur ce premier album, ce qui amène Quincy Jones à lui faire faire les choeurs pour d’autres artistes qu’il produit. Mais on sent, dès cet album, que la marge de progression de l’association des deux talents est très grande. “Thriller” le confirmera et “Bad” a eu la lourde tâche de devoir confirmer que l’association des deux pouvaient encore marcher. Après “Bad”, Quincy Jones retourne au jazz et Michael Jackson doit se chercher un autre producteur. Mais de “Off The Wall”, on se souviendra toujours, avec grande satisfaction, de “Rock With You”, l’une des trois chansons qui sortent du lot sans pour autant enlever de la qualité musicale aux autres chansons de l’album.
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Posted by 6ko at 05:24 AM.
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Quincy Jones a peut-être joué sur des albums qu’il a signé de son nom mais une chose est sûre, c’est qu’il n’a jamais chanté. Pour cela, il a toujours recherché les voix capables de servir au mieux ses projets musicaux. Cela nous amène à la fin des années 70, début des années 80, quand le disco s’essoufle et que la musique, dévastée par la vague punk, se cherche un nouveau souffle…
Pour les connaisseurs, “The Dude” est un album à part. Sorti en 1981, sous le nom de Quincy Jones, cet album réunit quelques unes des plus belles voix de la soul comme James Ingram et Patti Austin. Sur l’un des morceaux, Michael Jackson fait les choeurs. A la limite du jazz-funk et de la soul, “The Dude” est avant tout un exercice de style en matière de production. James Ingram, que j’évoquerai en fin de semaine, passe de la ballade au jazz sous la oulette de maître Jones, sans aucune difficulté. Il en va de même pour Patti Austin. Mais le morceau que j’ai choisi de retenir est chanté par un illustre inconnu (comme tous les chanteurs de l’album à l’époque) qui retombera dans son anonymat après son passage entre les mains de Quincy Jones. Il s’agit de “Ai No Corrida”, chanté par Chaz Jankel (qui interprétera en 1985 “Number One"), qui est la rampe de lancement de cet album et illustre bien qu’à une certaine époque, les musiciens de studio, le mixer, les compositeurs et le producteur, tout était fait au service d’une chanson, d’un artiste ou, comme c’est le cas ici, d’un album. Quincy Jones rééditera l’expérience vers la fin des années 80 avec “Back On The Block” où dans une ambiance jazzy, il invite ceux qui font l’actualité du hip-hop. A l’instar de “Big Band Bossa Nova”, “The Dude” fait partie de ces albums qu’il faut avoir pour comprendre le travail de production de Quincy Jones et sa contribution à la musique au début des années 80.
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Posted by 6ko at 04:38 AM.
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Dans la galaxie des producteurs, Quincy Jones occupe une place à part. Né dans le jazz, c’est dans ce même style qu’il fait se débuts de producteur avant de poursuivre dans la soul. Mais M. Jones est avant tout un fabuleux arrangeur, capable, à une époque, de devancer la tendance musicale et de tirer le meilleur de ses artistes. Pour commencer, je vais m’attarder sur un chef d’oeuvre de la bossa nova, version Quincy Jones.
Ceux qui connaissent la bossa-nova savent qu’Antonio Carlos Jobim en est musicalement le père et que Vinicius de Morais en est le maître parolier. Mais dès 1960, après avoir découvert l’afro-jazz cubain et suite à la fermeture des frontières de Cuba pour les américains, les artistes découvrent le Brésil et sa musique nonchalante. A l’époque, Quincy Jones sortait d’une carrière de pianiste dans l’orchestre de Lionel Hampton et comme beaucoup, découvra avec délice ces rythmes venus du chaud. En est sorti un album qu’il faut absolument avoir, “Big Band Bossa Nova”, une merveille de production et d’interprétation, dans lequel Quincy Jones dirige une pléiade de musiciens dont un certain Lalo Schifrin au piano sur lequel on reviendra très bientôt. Outre des reprises d’Antonio Carlos Jobim, Quincy Jones compose le très fameux “Soul Bossa Nova” que Nino Ferrer reprendra par la suite. Sur ce morceau, rien à dire sinon qu’il fait partie de ceux que l’on se doit d’emmener sur une île déserte et qui donne toujours la bonne humeur. Spéciale dédicace à ceux qui iront chercher l’été austral cet hiver
!
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Posted by 6ko at 05:27 AM.
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