La nostalgie est un sentiment sur lequel nous surfons tous passé un certain âge. Et dans la musique n’y échappe pas. Il suffit de constater les budgets de promotion alloués aux gloires confirmées par rapport aux nouveaux chanteurs et groupes. Les organisateurs de concerts ne sont pas en reste.
Les jours passent et confirment un point de vue : la musique de Seal, même si elle s’appuie beaucoup sur les tendances du moment, s’écoute toujours avec le même enthousiasme. Je sais, certains me diront que dans la pop, une fois une chanson consommée, on peut passer à une autre. Je pense tout simplement que Seal dépasse ces considérations et propose des œuvres tout simplement magnifiques. En atteste “Just Like Before”, un autre extrait de “System”. L’énergie de la musique et la justesse des paroles sont saisissantes. Le chanteur sait comment jouer avec son public pour une satisfaction sans cesse partagée.
A+
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D’un album sur l’autre, l’objectif d’un chanteur ou d’un groupe est de surprendre son auditoire. La créativité ne se commande pas, elle se travaille au quotidien. Et c’est parce que certains la maîtrisent qu’ils sont capables de nous proposer des œuvres exceptionnelles.
Les carrières dans la pop music sont assez éphémères. Chaque jour voit naître un nouveau groupe ou chanteur. Mais rester sous les feux des projecteurs n’est pas donné à tout le monde. Seal a connu des hauts et des bas dans sa carrière, mais a toujours su étonner par sa créativité. Quand je titrais hier qu’il s’était mis à l’électro, j’oubliais complètement qu’il avait débuté sa carrière dans ce genre. En écoutant “Amazing”, je me rends compte qu’il a pris un tournant très dancefloor. Toutefois, l’écoute de “System” révèle une forme de tendresse d’un homme que la vie a apaisé. Le travail est de qualité et je pense sincèrement que Seal domine son sujet. J’ai juste envie d’espérer qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin car l’écouter est un véritable régal.
A+
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Il faut savoir vivre avec les évolutions technologiques et culturelles de son temps. Dans la musique, certains continuent à produire des sonorités déjà connues car le public n’est pas entièrement acquis à un style ou une forme de demande. Mais pour continuer d’exister, certains épousent les tendances du moment, avec plus ou moins de succès.
C’est peut-être l’un des chanteurs le plus doué et le plus doux de sa génération. Sealhenry Olusegun Olumide Adelo Samuel est plus connu sous le nom de Seal. Il a, par ses parents, des origines brésiliennes et nigériennes. Et cette variété culturelle se retrouve dans sa musique qui est toujours très à la pointe de la demande en musique en occident. En cette fin d’année, Seal vient de sortir “System”, son cinquième album. Sa carrière a commencé en 1991 et le retrouver aujourd’hui montre qu’il a bien sur la gérer. La musique reste énergique, dansante et mélodieuse, mais le style est actualisé. Seal fait un passage réussi par l’électro et “If It’s In My Mind, It’s On My Face” en est le parfait exemple. On sent un artiste mûr, apaisé et maîtrisant son sujet. Par contre, il est là où on l’attend, ce qui n’est pas une surprise.
Bonne semaine,
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La condition d’un artiste le pousse vers un égocentrisme exacerbé. C’est un réflexe de survie, un comportement qui devient naturel avec le temps. L’adversité est féroce et les projets sont tellement fragiles tant qu’ils n’ont pas vu le jour qu’un repli sur soi est souvent nécessaire.
En écoutant “The Art Of Love & War”, j’ai pu redécouvrir toute l’œuvre d’Angie Stone, mesurer la qualité de son travail et même plus. J’ai redécouvert cette capacité de la soul américaine à pouvoir nous offrir à certaines périodes des œuvres de grande qualité. Et même si la concurrence du r&b du XXème siècle est féroce, il y a toujours de la place pour des voix puissantes qui ne sont pas produites par Timbaland. La dernière chanson que j’ai envie d’évoquer cette semaine est “Happy Being Me” interprétée en duo avec Pauletta Washington. Comme me le disait un ami proche, le morceau sonne juste. Etre content(e) de soi est tellement difficile à exprimer de nos jours que l’entendre de la bouche d’une chanteuse aussi généreuse qu’Angie Stone est une véritable bénédiction. Cette fin d’année est riche en albums de qualité et celui d’Angie Stone en fait partie.
Bon week-end,
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Je suis toujours épaté par la liste de remerciements que les Cds contiennent. De Dieu au nouveau-né, nul n’est oublié. Je pense que ces listes devraient se limiter au travail artistique mais la fabrication d’un disque dépasse généralement le simple cadre de la musique. Et c’est ce qui rend cette dernière plus palpable.
Au risque de me répéter, la voix d’Angie Stone est vraiment exceptionnelle. Pour « My People », elle est associée à celle du très grand James Ingram. Même dans mes rêves les plus inavouables, je ne l’aurais pas imaginé. Ces deux voix sont limpides et pures et donnent un relief inégalé dans ce que le r&b prétend être aujourd’hui. Je sais, certains me diront que j’ai du mal à décrocher des années 80. Mais James Ingram c’est du lourd (productions Quincy Jones) et “My People” est très actuel. Ce morceau est l’un des temps fort de “The Art Of Love & War” car il célèbre ceux qui énormément à la cause du peuple afro-américain, sur le plan intellectuel, sportif, culturel ou politique. Il est vraiment spécial et est une bonne porte d’entrée vers l’album qui est sublime.
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