Dans la galaxie des producteurs, Quincy Jones occupe une place à part. Né dans le jazz, c’est dans ce même style qu’il fait se débuts de producteur avant de poursuivre dans la soul. Mais M. Jones est avant tout un fabuleux arrangeur, capable, à une époque, de devancer la tendance musicale et de tirer le meilleur de ses artistes. Pour commencer, je vais m’attarder sur un chef d’oeuvre de la bossa nova, version Quincy Jones.
Ceux qui connaissent la bossa-nova savent qu’Antonio Carlos Jobim en est musicalement le père et que Vinicius de Morais en est le maître parolier. Mais dès 1960, après avoir découvert l’afro-jazz cubain et suite à la fermeture des frontières de Cuba pour les américains, les artistes découvrent le Brésil et sa musique nonchalante. A l’époque, Quincy Jones sortait d’une carrière de pianiste dans l’orchestre de Lionel Hampton et comme beaucoup, découvra avec délice ces rythmes venus du chaud. En est sorti un album qu’il faut absolument avoir, “Big Band Bossa Nova”, une merveille de production et d’interprétation, dans lequel Quincy Jones dirige une pléiade de musiciens dont un certain Lalo Schifrin au piano sur lequel on reviendra très bientôt. Outre des reprises d’Antonio Carlos Jobim, Quincy Jones compose le très fameux “Soul Bossa Nova” que Nino Ferrer reprendra par la suite. Sur ce morceau, rien à dire sinon qu’il fait partie de ceux que l’on se doit d’emmener sur une île déserte et qui donne toujours la bonne humeur. Spéciale dédicace à ceux qui iront chercher l’été austral cet hiver
!
A+